Pages Menu
Categories Menu

Posted by on Nov 13, 2014 in Les livres, Sentir/Goûter | 2 comments

Les parfums Dior racontés par Chandler Burr

Les parfums Dior racontés par Chandler Burr

Dior, les Parfums, est un beau livre qui raconte la fabuleuse histoire des parfums Christian Dior jusqu’à aujourd’hui. C’est sous la plume de l’américain Chandler Burr, reconnu comme spécialiste parfum, que se dévoilent les coulisses des parfums, illustrées par de nombreuses photos d’archives. Un livre pour tous néophytes et amoureux des parfums Dior.

Pour la première fois, la Maison Christian Dior, dédie un livre de plus de 300 pages, sa maison de parfums devenue légendaire grâce à ses créations olfactives, confiées au plus grand parfumeur de l’époque. C’est à Chandler Burr, qu’elle a confié cette mission. Certes, dommage que cela ne soit pas une plume française.… mais j’avoue que je reconnais bien le travail accompli par un anglo-saxon qui va au fond des choses, documentées par de somptueuses et poétiques photos du photographe américain Terri Weifenbach et des archives Dior Parfums. Le seul bémol serait, peut-être  son prix….. de 90€…. un peu excessif. Néamoins, pour en savoir plus, cliquez ici.

C’est au travers de trois grands chapitres : « Christian Dior et les artistes », « Christian Dior de Granville à Grasse « et « des Coulisses de la Parfumerie Dior » que le lecteur apprendra les différentes anecdotes des créations des grands parfums Dior. Chaque parfum Dior y est détaillé, envisagé comme une création essentielle à l’édification de la légende Dior. Ce sont, au total 16 parfums, sans oublier la Collection Privée et les Escales de Dior.

Monsieur Dior

Les jardins de La Villa des Rhumbs à Grandville 2013 © TerrI Weifenbach

Les jardins de La Villa des Rhumbs à Grandville 2013 © TerrI Weifenbach

Il était connu que Monsieur Dior était ami des artistes, puisqu’il proposera à Jacques Bonjean de l’aider et de participer à la programmation des expositions de la galerie Jacques Bonjean. Mais que sait-on de son amour pour les jardins, hormis les propriétés que l’on connaît, comme La Villa des Rhumbs à Grandville, le Château de la Colle Noire près de Grasse et le Moulin du Coudret à  Milly-la-Forêt ?  Sa fleur préférée était indéniablement la rose, en référence à la roseraie de sa mère.

Quelques anecdotes de mes parfums préférés

Les jardins du Château la Colle Noire 2013 © Terri Weifenbach

Les jardins du Château la Colle Noire 2013 © Terri Weifenbach

Le choix est difficile….et cornélien !…

  • Diorling

Le premier cuir chez Dior.… en 1963. Certes, mais Germaine Cellier, parfumeur chez Roure, s’était penchée sur le sujet avec Bandit de Piguet en 1944 et Bernard Chant, parfumeur chez IFF, avec Cabochard de Grès. « Le premier était un cuir d’un collier de fumée et d’une giclée de vert acidulé » rapporte Chandler Burr et le deuxième parfum « pousse cette idée de cuir jusqu’à l’extrême. » Paul Vacher, parfumeur en charge de Diorling, composera « un sac en cuir olfactif ». C’était un cuir de luxe, crémeux sur lequel il passera quelques coups de brosse animale et une légère trace de goudron !

Ce qu’il faut savoir :

Une odeur de cuir se compose à partir de deux ou trois types de molécules, à savoir, la pyrazine qui donne une impression de fumée, souvent âcre, la quinolone, qui ajoute un effet tanné et amer, et le paracrésol, qui évoque la selle chaude d’un cavalier, ou le crottin de cheval froid sur le goudron de la rue. Quand on parle de cuir en parfumerie, il s’agit d’un concept bien à part, qui s’élabore avec des notes sèches, reproduisant les facettes fumée, bois brûlé, bouleau et tabac, avec des notes de tête à inflexion florale.

  • Eau Sauvage

Illustration originale gouache et encre Eau Sauvage, 1978 © Sarl René Gruau

Illustration originale gouache et encre Eau Sauvage, 1978 © Sarl René Gruau

Pour ce nouveau parfum, c’est Edmond Roudnitska, qui en sera le parfumeur créateur. Ce dernier va s’aventurer sur un nouveau territoire olfactif. Non seulement ce parfum va marquer l’histoire de la parfumerie, mais la démarche artistique d’Edmond Roudnitska va révolutionner la création olfactive elle-même.

Flacon Eau Sauvage © Philippe Schlienger

Flacon Eau Sauvage © Philippe Schlienger

L’apport de nouvelles molécules de synthèse ne cesse d’enrichir la palette du parfumeur, tout en repoussant toujours un peu plus loin les barrières de la création. Pour illustrer cette nouvelle idée de la beauté, il va utiliser de l’hédione, une molécule du jasmin, que l’on venait tout juste de lancer. Cette molécule pourrait être assimilée au noir de la palette des peintres.

Pour Chandler Burr, son génie, tient au fait que ce cours d’eau a été créé à partir d’une fleur ou plus exactement d’un élément de fleur.Poison

Poison

 Le génie de ce parfum, tient au travail d’Edouard Fléchier, le parfumeur grassois, qui a réussi à créer en senteur, une représentation du pouvoir à l’état pur dans une esthétique nouvelle.

Le fameux Poison de Dior

Le fameux Poison de Dior

1985, chez Dior, on est dans l’air de Maurice Roger. Quelques années auparavant, les parfumeurs avaient lancés des parfums forts et audacieux comme Opium d’Yves Saint-Laurent, Giorgio Beverly Hills. Poison suit la trace de Fracas de Piguet, mais en allant encore plus loin. Edouard Fléchier est parti d’une tubéreuse, cette petite fleur blanche à l’odeur tropicale intense qu’il sut parfaitement envelopper. Ce parfum sera suivi quelques années plus tard par Hypnotic Poison et Pure Poison.

Si vous l’avez lu, donnez-moi vos impressions en me laissant un message

2 Comments

  1. Il ne faut pas oublier le muguet, fleur porte-bonheur de Christian Dior qu’il aimait porter à sa boutonnière et auquel il a rendu hommage dans Diorissimo

  2. Bien sûre, vous avez raison et j’adore Diorissimo. D’ailleurs la boutique Dior au printemps embaume Diorissimo, une pure merveille.

Post a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Afficher un lien vers mon dernier article

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.