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Posted by on Fév 10, 2014 in Plantes à Parfum, Sentir/Goûter | 0 comments

La rose turque racontée par Robertet

La rose turque racontée par Robertet

La rose, la fleur symbole de la parfumerie par excellence. On dit d’elle, qu’elle est le sucre de la parfumerie. La rose est aussi et surtout le symbole de la féminité. Elle est dans les plus grands parfums comme Joy de Jean Patou, Chanel N°5, mais aussi Rose de Rosine des Parfums de Rosine. Le parfumeur dispose de deux qualités : la cenfifolia et la damascena. Aujourd’hui Robert Sinigaglia de chez Robertet nous emmène en Turquie pour voir la damascena.

Cliquez ici pour regarder la vidéo

Quelques mots sur la rose turque

La rose turqueOriginaire de Shiraz, en Iran,  cette rose damascena représente la source de 95 % des essences et absolues produites. Elle est cultivée en Bulgarie dans une région que l’on surnomme la vallée de la rose, la seule région de Bulgarie où sont réunies les conditions optimales pour cultiver la rosa damascena. L’air y est humide et le ciel nuageux. Dans l’année, les pluies sont généralement peu abondantes, mais deviennent fréquentes au printemps. Le sol des plantations est un mélange de terre, de sable et de gravier propre à la Vallée des roses.

Pour obtenir 1 kilo d’essence, 3 500 à 4 500 kilos de fleurs sont nécessaires, soit près de 2 millions de fleurs, et une matinée de travail pour plus de cent cueilleurs. Une cueillette très matinale, puisqu’il faut à tout prix éviter la dispersion des contenus aromatiques par le soleil, qui altèrerait la qualité des roses. Une fois cueillies, celles-ci sont distillées pendant trois heures pour extraire l’huile essentielle de rose.

La rose turque a des notes fruitées qui rappelle l’odeur du saké, un alcool de riz. Considérée comme la plus belles des roses en parfumerie, c’est aussi la plus noble et surtout la plus chère. On utilise surtout l’essence de rose en petites touches ou pour des parfums luxueux pour créer notamment un impact fusant, fleuri et frais en tête ou en début de cœur. Le parfum d’une rose dépend tout d’abord de la qualité de la fleur, de son origine, de son degré de maturité, du moment de la journée où elle est cueillie, de son traitement et du moment où on la traite.

Qui est Robert Sinigaglia de chez Robertet

Robert Sinigaglia est en charge du développement des matières premières naturelles chez Robertet, société de création grassoise Robert Sinagagliaet spécialiste des matières premières naturelles. A 73 ans passé, sa passion est intacte et ne pense pas un seul instant à la retraite. C’est lui que vous entendez sur la vidéo vous parler de la rose en Turquie récolté.

Mais d’où lui vient cette passion ?

«  Des parfums de rose, de jasmin, d’oranger, de tubéreuse qui ont baigné mon enfance, comme celles de nombreux Grassois. Ces senteurs ont décidé sans aucun doute de ma vocation. Après, j’ai eu la chance de la vivre dans l’une des meilleures maisons qui soient. Pour un passionné comme moi, Robertet est en effet le plus bel endroit sur la Terre ! Depuis un demi siècle, j’y ai disposé des meilleurs outils, j’y ai travaillé un nombre incroyable de matières, j’y ai côtoyé des professionnels remarquables, à commencer par Paul Johnson, le premier parfumeur de la maison, Maurice Maubert, le grand-père de notre actuel PDG, et, surtout, Jean Maubert qui lui a succédé. » confie t-il

Et qu’est-ce qui vous pousse, chaque matin, à vous rendre au travail ? « La même chose que le 1er septembre 1959, quand j’ai franchi pour la première fois le portail de l’usine Robertet : l’envie ! L’envie de savoir, de comprendre, de découvrir. Elle est là, la magie de mon métier : dans ce mouvement perpétuel. La Nature, cette source infinie de ressources, vous étonne tous les jours.

Regardez, là, tout autour de moi, dans les centaines de fioles que vous voyez dans mon bureau, il n’y a que du neuf ou presque : des produits venus du bout du monde, des assemblages, des études pour des clients, des produits en développement et d’autres revisités. Ça n’arrête jamais !

Surtout qu’avec les technologies modernes, comme le fractionnement, la distillation moléculaire, les nouvelles technologies de distillation et d’extraction ainsi que des moyens analytiques considérables mis à notre disposition, on pousse désormais son exploration très loin, jusqu’à découvrir de nouvelles vertus, de nouvelles expressions aux grands classiques de la parfumerie, comme l’ylang ylang ou le patchouli. Et puis, il n’y a pas que l’odeur des matières premières qui me fascine : il y a aussi leur histoire, leurs origines. Avec tout cela, comment voulez-vous que je ne sois pas passionné par ce que je fais ! »,

Propos recueilli dans le journal de Robertet « In the R ».

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